Médecine

Qu’est-ce que la contraception injectable ?

Une simple injection et la promesse de trois mois de tranquillité. En théorie, l’idée est séduisante, mais en pratique, les progestatifs injectables sont peu prescrits en France. Pour quelles raisons ?

Dispositif intra-utérin, implant, pilule, patch… La panoplie des modes de contraception féminine est très variée. Mais il en est un que l’on connaît peu. Pour cause, il est assez peu prescrit : le contraceptif injectable. Il contient une hormone de synthèse – l’acétate de médroxyprogestérone – et est délivré par voie intramusculaire à un rythme trimestriel. Son administration inhibe l’ovulation, augmente la viscosité de la glaire cervicale utérine et modifie l’endomètre (la paroi de l’utérus) empêchant la nidation de l’ovule fécondé. Cette méthode contraceptive à effet prolongé possède une efficacité théorique de 99,7 % lorsque le calendrier d’administration toutes les douze semaines est strictement respecté.

Avec les progestatifs injectables, l’avantage est l’absence de risque d’oubli. Cette caractéristique explique une prescription, principalement au sein des centres de santé sexuelle ou en consultations hospitalières, chez les femmes présentant d’importantes difficultés d’observance, en particulier celles suivies pour des troubles psychiatriques, vivant en institution pour handicap, ou nécessitant un encadrement étroit car ne pouvant assurer la gestion d’une prise quotidienne. Ce mode d’administration est parfois retenu pour des motifs de discrétion, notamment chez des mineures.