Quand les animaux se soignent, aussi !
Les animaux utilisent leur environnement, véritable pharmacie à ciel ouvert, pour se protéger et se soigner. Si cette pratique inspire depuis longtemps la médecine traditionnelle, elle suscite également l’intérêt des chercheurs.
Par Constance Périn
Le papillon monarque protège sa descendance
Le papillon monarque est l’un des exemples les plus étudiés d’automédication chez les insectes. Lorsqu’une femelle est infestée par un parasite particulièrement néfaste, elle modifie son comportement de ponte. Elle choisit alors des plantes spécifiques notamment certaines Asclepias, des herbacées riches en substances toxiques appelées cardénolides. Ces composés permettent alors de prémunir les chenilles à naître. Ils réduisent à la fois la probabilité d’infestation, la croissance des parasites et les symptômes chez les chenilles, une fois les œufs éclos.
Le chimpanzé, pharmacien de la forêt
Chez les chimpanzés, l’automédication est un comportement documenté depuis plusieurs décennies. En Tanzanie, il a en effet été constaté qu’en cas d’infestation parasitaire, ces primates changent leur alimentation et avalent des feuilles entières d’Aspilia mossambicensis (une herbacée), sans les mâcher. Leur texture rugueuse, comparable à du Velcro, permet d’attraper puis …



