Prévention

La goutte : fréquente, douloureuse, grave… et guérissable

Mal prise en charge, la goutte augmente le risque de décès. À l’inverse, un traitement adapté permet de la faire disparaître. Explications.

La goutte. On connaît son nom, mais peu savent vraiment ce qu’est cette maladie et sa gravité.
Il s’agit pourtant du rhumatisme inflammatoire le plus fréquent chez l’adulte, touchant surtout l’homme avec l’âge et la femme après la ménopause, les œstrogènes favorisant l’élimination de l’acide urique dans les urines. Sa prévalence a doublé ces quarante dernières années. La goutte touche aujourd’hui entre 45 et 53 millions de personnes dans le monde. En France, elle concerne environ 1 % de la population.

La goutte apparaît quand l’acide urique s’accumule dans le sang de façon durable et qu’il dépasse un seuil d’environ 420 µmol/L (70 mg/L). Au-delà, des cristaux d’urate monosodique se forment et se déposent dans les articulations. Ces cristaux sont ensuite détectés par des cellules immunitaires présentes sur place (macrophages), ce qui déclenche une réaction inflammatoire brutale et très douloureuse : la crise de goutte. Concrètement, elle débute souvent la nuit, de façon brutale. La douleur devient maximale en moins de vingt-quatre heures. Dans plus de 70 % des cas, la première crise touche le pied, surtout le gros orteil. L’articulation est très douloureuse, gonflée, rouge …

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