L’accident ischémique transitoire : un mini AVC à repérer
Caractérisés par l’obstruction de la circulation sanguine dans le cerveau, les accidents ischémiques transitoires présentent des symptômes qui disparaissent rapidement. Souvent négligés, ils peuvent pourtant être annonciateurs d’AVC. Comment réagir ?
Chaque année, 30 000 accidents ischémiques transitoires (AIT) surviennent en France. « L’occlusion vient le plus souvent de la migration d’un caillot dans le réseau artériel. Ce caillot peut provenir d’une plaque d’athérome (dépôt de graisses sur la paroi interne des artères) située généralement sur les gros vaisseaux du cou. Il peut s’agir, dans d’autres cas, de la migration d’une embolie (obstruction soudaine d’un vaisseau sanguin par un corps étranger) d’origine cardiaque. Cette embolie est le plus souvent en rapport avec un trouble du rythme qui favorise la création locale de corps étrangers qui vont partir du cœur et suivre le flux sanguin pour se terminer dans une artère du cerveau », explique Bruno Dubois, professeur de neurologie et membre de l’Académie nationale de médecine. Les principaux facteurs de risque d’AIT sont l’athérosclérose (rétrécissement ou obstruction des artères par des dépôts graisseux), un taux de cholestérol élevé, l’hypertension artérielle, le diabète ou le tabagisme.



