Allergie au sperme, un tabou médical encore sous-estimé
Rare en apparence, l’hypersensibilité au liquide séminal semble en réalité plus fréquente qu’attendu. Cette réaction allergique suscite un intérêt croissant, à mesure que ses mécanismes et ses manifestations sont mieux décrits. Une équipe française lève le voile.
Encore taboue et peu étudiée, l’hypersensibilité au liquide séminal (HLS) chez les femmes est préférée au terme d’allergie, jugé trop large. Deux formes existent, dont la forme immédiate, la plus fréquente, qui survient en quelques minutes et jusqu’à deux heures après le contact. Elle implique le système immunitaire (IgE) et s’apparente à une allergie alimentaire. La forme retardée, plus rare, apparaît plusieurs heures ou jours plus tard, le plus souvent sous forme d’eczéma de contact. Une protéine, souvent évoquée comme étant responsable – la kallicréine prostatique (PSA) – reste une hypothèse. Les données suggèrent plutôt la présence de plusieurs protéines allergisantes, variables selon les patientes, pour les deux chercheurs français qui travaillent sur le sujet, les docteurs Perrine Chabrolle et Mathieu Lagassy. Celles-ci proviendraient des sécrétions post-éjaculatoires, issues de la prostate et des vésicules séminales.
Ce que révèlent les données cliniques
Pour aller plus loin dans l’exploration du phénomène, ces deux spécialistes ont …



