Faut-il autoriser les tests génétiques pour connaître ses origines ?
De nombreux Français ont recours à des tests génétiques à visée généalogique alors même qu’ils sont interdits. Le Conseil économique, social et environnemental propose de les dépénaliser et de construire un cadre protecteur.
Chaque année, entre 100 000 et 150 000 Français commandent des kits salivaires sur des plateformes étrangères afin d’en savoir plus sur leurs origines. C’est pourtant illégal. Réaliser un test génétique à titre individuel et privé, en dehors d’un cadre judiciaire ou médical, est en effet passible d’une amende de 3 750 euros en France, bien que cette sanction ne soit que rarement mise en œuvre. Une situation paradoxale qui a amené le Conseil économique, social et environnemental (Cese) à adopter un avis sur ce sujet, le 14 avril dernier.
Une quête d’identité
Les tests génétiques vendus sur Internet attirent surtout les personnes nées sous X, les enfants adoptés ou ceux issus d’une assistance médicale à la procréation (AMP) avec tiers donneur. « Cette démarche illégale ne relève pas de la simple curiosité récréative : elle s’inscrit dans une quête identitaire profonde, intimement liée à l’évolution des modèles familiaux, souligne le Cese. Connaître son histoire biologique est un besoin fondamental […]. »



