Espaces « sans enfants » : une tendance qui interroge
Face à la montée des zones « no kids » dans les transports, l’hôtellerie ou encore la restauration, des voix se lèvent pour dénoncer les risques de marginalisation des enfants et, plus largement, de fragilisation du lien social.
Des restaurants aux locations touristiques, en passant par certaines offres ferroviaires, les espaces dits « sans enfants » (ou « no kids ») se multiplient en France. Venue de Corée du Sud, cette tendance interroge tant sur notre rapport à l’enfance que sur notre relation à l’autre.
Le débat n’est pas récent, mais il a été relancé, début 2026, lorsque la SNCF a annoncé le lancement de son offre Optimum. Faisant la promesse du calme et du confort, le nouvel espace « affaire » proposé sur certains TGV Inoui est interdit aux moins de 12 ans. L’annonce n’a pas manqué de faire réagir. Depuis, la mention de l’exclusion des enfants a disparu du site de la SNCF.
La protection plutôt que l’exclusion
Dans un communiqué publié le 20 février, la Société française de pédiatrie (SFP) et la Société française de néonatologie (SFN) dénoncent un phénomène qui fait « de …



