Histoire et santé

La lente évolution de la perception de la maladie mentale

Autrefois, ceux qu’on considérait comme fous étaient enfermés et mis au ban de la société. Aujourd’hui, la prévention et le repérage précoce des troubles psychiques sont au cœur des enjeux de la santé mentale, témoignant des progrès réalisés au fil du temps, tant dans les regards portés que les modes de prise en charge.

Moyen Âge. Des conceptions de la folie

Durant cette période, diverses thèses sur la maladie mentale se succèdent et s’entrecroisent. Les « fous » sont perçus comme possédés, victimes du démon. La théorie des humeurs – avec les tempéraments qu’elles engendrent (bilieux, sanguins, flegmatiques et mélancoliques) – est aussi largement répandue. Les « passions de l’âme », l’amour ou la tristesse extrême, constituent une autre explication avancée pour justifier certains troubles. Différents traitements sont prodigués, le plus souvent à domicile : onguents, décoctions, emplâtres à base de substances végétales, animales et minérales. Des saignées peuvent aussi être réalisées ainsi que des immersions dans des bains. Enfin, la chirurgie (plus ou moins invasive) est réservée aux cas les plus graves.

XVIIIe et XIXe siècles. Les bases du soin psychiatrique

Les malades sont enfermés dans des hôpitaux où ils sont presque toujours entravés. Le médecin …

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