Sages-femmes : d’un savoir empirique à une profession médicale reconnue
Depuis l’Antiquité, les sages-femmes accompagnent les femmes dans leur vie intime, les grossesses, les accouchements et leurs suites. Leur histoire, faite d’adaptation aux évolutions de la société et de luttes pour la reconnaissance de leurs savoirs, reflète celle des femmes et de la médecine.
Antiquité : des praticiennes respectées
Dès l’Antiquité, celles que l’on appellera plus tard les sages-femmes jouent un rôle central dans l’accompagnement des naissances et dans la santé féminine en général. En Grèce, elles bénéficient d’un prestige particulier et sont les seules autorisées à examiner les femmes. À Rome, les obstetricie medicaesont des praticiennes respectées, sollicitées pour leur expertise en obstétrique et en médecine légale.
Au IIe siècle, le médecin gréco-romain Soranos d’Éphèse décrit, dans son Traité des maladies des femmes, la sage-femme idéale. Elle est tenue d’être robuste physiquement, vive d’esprit et honnête. Elle doit cependant rester sous la supervision du médecin en cas de complications.
Moyen Âge : les matrones au chevet des femmes
Les matrones sont les figures centrales de l’accompagnement pendant la grossesse, l’accouchement et les soins postnataux durant cette période. …



