Et si les microARN étaient la clé de certaines maladies ?
Découverts par deux Américains, récompensés du prix Nobel de médecine 2024, les microARN sont de minuscules molécules, essentielles à la régulation de l’activité des gènes. Ainsi, leur dysfonctionnement pourrait favoriser le développement de certaines maladies. Ces connaissances ouvrent la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.
Le 7 octobre 2024, le prix Nobel de médecine a été décerné à Victor Ambros, biologiste à la Massachusetts Medical School, et à Gary Ruvkun, professeur de génétique à la Harvard Medical School, pour leur découverte des microARN. « Ils ont travaillé dans les années quatre-vingt-dix sur le ver Caenorhabditis elegans. Ils se sont plus particulièrement intéressés à certains gènes qui arrêtaient son processus de développement. Ils ont alors isolé des petits ARN, dont l’absence avait des conséquences néfastes pour le développement du ver. Le concept de microARN était né : il s’agit d’un nouveau mode de régulation d’expression génique par de petits ARN », explique le Dr Christophe Grosset, directeur de recherche Inserm à l’Université de Bordeaux et qui a dirigé l’équipe « MicroARN dans le cancer et dans le développement », entre 2016 et 2021.
Ces microARN jouent un rôle très important car ils sont impliqués dans des processus cellulaires comme le développement, la différenciation et la prolifération cellulaire ou encore …